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Jean-Jacques Paris au service

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Article paru dans sud ouest

 
 Une cinquantaine de personnes ont assisté à la réunion publique.  photo «S.O.»

Une cinquantaine de personnes ont assisté à la réunion publique. photo «S.O.»

Une cinquantaine de personnes salle Jean-Lurçat, face à Jean-Jacques Paris et à sa suppléante Marie-Claire Schmitz, pour la première des trois « grandes réunions publiques » de la campagne du Front de gauche à Bègles. C'est un peu maigre ? « Non, c'est normal. Les grandes réunions publiques, c'est du passé. Et puis il fait froid, les gens ne sortent pas. Là, il y a des personnes que je ne connais pas, donc c'est bien », répond le candidat.

Le sujet de la soirée était les services publics. Ça tombait bien : il y avait là quelques-uns des facteurs alors en grève de Villenave-d'Ornon, en spectateurs. Un médecin, un cheminot, pour parler hôpital public et frêt ferroviaire.

On dénonce la politique de « rentabilité financière ». Paris parle « d'humanité », des « êtres humains ». Il faut attendre une vingtaine de minutes pour entendre le mot « capitaliste ». A 9 h 18 précise, c'est un supporter qui cite l'incontournable « Indignez-vous » de Stéphane Hessel.

Jean-Jacques Paris a déployé auparavant les classiques du genre départemental : le poids du Conseil général dans le social, les collèges ou les investissements, bref, dans « tout le quotidien », en privilégiant l'angle de l'emploi. « Construire un collège, c'est donner du travail », « les 6 000 salariés du Conseil général rendent des services indispensables à la population ».

Un fidèle défend à demi-mot le grand contournement autoroutier de Bordeaux. Jean-Jacques Paris assume : « J'y suis opposé. A chaque fois qu'on élargit le réseau routier, on enclenche de nouveaux flux. Il faut inventer des alternatives. Il faut sortir des cloisonnements entre les réseaux du Département et ceux des agglomérations ».

La cible Mamère

Le sujet des transports est l'occasion d'un premier tir en direction de Noël Mamère : « Il n'y a qu'à voir comment la circulation est saturée aux Rives d'Arcins, qu'il ne faut pas agrandir ».

Car rien à faire : le canton de Bègles est aussi la commune de Bègles, et même si le maire n'est pas candidat cette fois, c'est lui la cible du communiste. Il évite de s'en prendre à Jacques Raynaud, son rival PS. Mais il n'y va pas avec le dos de la cuillère à propos d'Euratlantique : « ça me fait trembler ! Un tiers de la surface habitable de la commune sur lequel le Conseil municipal n'aura plus rien à dire! ». Un territoire livré à la « catastrophe écologique, au productivisme, à la spéculation. Et vous allez voir comment ils vont terminer Yves-Farge... »

La chanson et l'air sont connus. Un membre de l'équipe de campagne rajoute une note d'actualité : « J'ai vu que le maire veut lancer un conseil de concertation. Qu'est-ce qu'on fait de cette supercherie ? On s'en fiche ou on dit chiche ? » On se croirait déjà dans les municipales.

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